Être pensionnaire en 1962 au Petit Séminaire de Pont-Croix est une expérience riche en bons souvenirs mais aussi … et surtout douloureux! Après une enfance heureuse à Camaret, au bord de la mer, choyé dans une famille nombreuse et aimante, je me retrouve confronté à un nouveau milieu dont je n’avais pas la moindre connaissance. Seule l’image de mes frères aînés partant vers leurs destinées scolaires m’était coutumière; mais un fossé énorme séparait alors ma vie camarétoise de ma future vie pontécrucienne!
À l’âge de 11 ans les larmes montent vite le soir au dortoir, et les jours de rentrée les fontaines larmoyantes sont intarissables. Les bâtiments antérieurs à la Révolution Française n’abritent aucun chauffage et les immenses cheminées présentes dans les réfectoires sont, certes, magnifiques mais inutilisées. L’hiver 62 fut pénible et froid et certains matins les gants de toilette, humides depuis la vielle, étaient gelés et durs comme du bois; parfois un poêle d’appoint, à pétrole, était installé au fond des classes.
J’aurais envie de connaitre la suite…
Aucun problème pour « connaître la suite »!!!!
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Bonne journée