Camaret-Livres

Des livres et des paysages fabuleux

Archive de février, 2011

A fond de cale à Douala!

Lundi 21 février 2011

Nous sommes en 1983, je travaille comme mécanicien-marine dans le Pays Bigouden en Bretagne, quand mon patron me demande si un séjour de trois mois à Douala m’intéresserait? Bien évidemment ma réponse est positive et quelques jours plus tard je me retrouve sur les quai du Wouri, le fleuve de Douala, où est installé l’Armement Cotonnec pour lequel j’ai été appelé.

Quelques années auparavant j’avais fait un séjour africain à Port-Gentil au Gabon, et c’est un peu pour cela que mon patron à pensé à moi pour cette opération salvatrice. Les six chalutiers de l’armement tirent la langue et n’en peuvent plus tant l’entretien élémentaire fut inexistant depuis leur mise en service. Un mécanicien, Marcel, est à leur chevet dorénavant; mais devant l’ampleur de la tâche  il demande de l’aide.

Mon travail de mécanicien sur les quais et à fond de cale emploie une bonne partie de mon temps mais je réussis tout de même à faire la connaissance de la secrétaire de l’armement avec qui une belle idylle va se créer durant mon séjour africain. Les 100 jours passés au Cameroun seront ainsi partagés entre le travail à fond de cale de ces bateaux moribonds et les délices de ces moments inoubliables avec Lauriande…

100 Jours à Douala

Pension!

Mercredi 9 février 2011

Cheminée pour les hivers froids!

Cheminée du réfectoire

Être pensionnaire en 1962 au Petit Séminaire de Pont-Croix est une expérience riche en bons souvenirs mais aussi … et surtout douloureux! Après une enfance heureuse à Camaret, au bord de la mer, choyé dans une famille nombreuse et aimante, je me retrouve confronté à un nouveau milieu dont je n’avais pas la moindre connaissance. Seule l’image de mes frères aînés partant vers leurs destinées scolaires m’était coutumière; mais un fossé énorme séparait alors ma vie camarétoise de ma future vie pontécrucienne!

À l’âge de 11 ans les larmes montent vite le soir au dortoir, et les jours de rentrée les fontaines larmoyantes sont intarissables. Les bâtiments antérieurs à la Révolution Française n’abritent aucun chauffage et les immenses cheminées présentes dans les réfectoires sont, certes, magnifiques mais inutilisées. L’hiver 62 fut pénible et froid et certains matins les gants de toilette, humides depuis la vielle, étaient gelés et durs comme du bois; parfois un poêle d’appoint, à pétrole, était installé au fond des classes.

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